Je ne sais pas sourire.
Si vous ne deviez lire ne serait-ce qu'un échantillon de ce blog (ce que peu de personne ne prend le temps de faire), lisez celui-ci, c'est l'essentiel, à moins que ma vie vous désintéresse ce qui, selon moi, est fort probable.
18 Ans, cela sonne comme un alibi à la liberté, un tremplin vers une nouvelle vie en quelque sorte. Certains attendent ce stade avec grande impatience, pour ma part, je m'en fichais. A vrai dire, je regrette presque déjà mon enfance.
"Il est temps de prendre tes responsabilités", "tu vas à la fac pour rien branler hein ? :)", " pas trop dur le changement ?".. Ces phrases, je les entends presque chaque jour et peut-être les connaissez-vous vous aussi.
Qu'on se le dise, se détacher de ses parents, partir dans l'inconnu, passer de la bonne petite campagne à la ville, la vraie, ça excite, ça rend impatient et au final ça a du bon et du mauvais.
Pour ma part, je suis plutôt satisfait. Je suis perdant sur quelques points c'est vrai, s'éloigner de sa famille, perdre de vue des personnes que l'on affectionne.. c'est dur.
Mais on compense, on compense avec la découverte de toute autre chose, un truc palpitant et jouissif qui fait littéralement comme on dit, bander.
Cette chose là n'est pas la liberté, mais plutôt l'indépendance. D'un côté on devient libre de ses choix mais de l'autre il n'y a plus de place pour le hasard.
Rentrée à la fac, appréhension inside. Pour pas grand chose finalement, tout le monde est au final aussi paumé et fébrile que son voisin. Tant que j'y suis, je fais une dédicace à tous les étudiants de prépa qui en chient car je trouve ça admirable. Nous, les "étudiants de Droit de l'université blabla", à vrai dire on n'en chie pas non plus des masses hein, mais bien plus que je ne le pensais. Et ça me plaît.
La phrase tombe, cinglante, choquante et traumatisante pour tout ceux qui comptent quitter les amphis à jamais dés janvier/février, le Droit c'est le bien.
La vie quotidienne est à jamais bouleversée, se lever un peu avant midi car tu n'as pas cours le matin de la semaine sauf exception, être victime de malbouffe car on est pas un bon cuistot, croiser une armada de clônes dans les cours de la fac, prendre conscience de la toute relative domination économique des Etats-Unis, tout ça, je vous le dis, ça forge des hommes, des vrais, des tatoués (des barbus).
Un jour, un philosophe a dit "je connais une ruelle sombre à Bellecour avec des putes qui travaillent de jour".
En hommage à ce dernier, je conclurais cet article écrit à l'arrache sur ces quelques mots sages.